LES PREMIÈRES ANNÉES DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION – ET LES PROCHAINES

Yves Martin

Abstract


Événement fondateur de notre Révolution tranquille, la création du
ministère de l’Éducation, le 13 mai 1964, affirmait la volonté politique de
l’État québécois de prendre en charge l’éducation au nom de l’intérêt public. Si les libéraux de Jean Lesage ont permis d’enclencher ce qui était alors un véritable projet de société, la réforme s’est poursuivie et certaines de ses pièces essentielles ont été mises en place sous la gouverne de l’Union nationale de Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand. Malgré quelques erreurs de parcours qui ont fait des jeunes d’une génération les victimes d’expériences pédagogiques
prématurées, le bilan du ministère de l’Éducation est largement positif en ce qui concerne les objectifs de modernisation et de démocratisation du système d’éducation. Le succès est loin d’être entièrement satisfaisant, toutefois, et le défi du décrochage et de l’accessibilité à la réussite se pose encore à un degré trop marqué. Aujourd’hui, la volonté politique est de nouveau sollicitée par la nécessité d’assurer à tous un enseignement public de qualité et l’accessibilité à la réussite – pour chacune et chacun et pour le Québec dans son ensemble.

THE FIRST YEARS OF THE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION – AND THE YEARS TO COME
The creation of the Ministère de l’Éducation, on May 13, 1964, was the founding event of Québec’s Quiet Revolution. It was an affirmation
of the Québec state’s political will to take charge of public education in the name of the public interest. If the initiative of this societal project was taken by the Liberal government of Jean Lesage, the momentum of reforms was maintained under the Union nationale governments of Daniel Johnson and Jean-Jacques Bertrand, during which many of the key elements of the system were established. In spite of problems caused by a few hasty and ill-conceived pedagogical initiatives, the balance sheet of the ministère de l’Éducation is largely positive, notably with regards to the modernization and the democratization of the educational system. Success is far from total, however, as high drop-out rates and uneven access to educational achievement still represent major challenges. Today, political courage is still needed to ensure universal access to quality public education and a chance for all to achieve their full potential – for the benefit of each child and that of Québec as a whole.

Keywords


MEQ;ministère de l'Éducation; Quebec education; education

Full Text:

PDF