GRASSROOTS POLITICKING: TO SAVE THE NEIGHBOURHOOD SCHOOL

Norman Robinson

Abstract


In a society having different leve1s of income and of education, the idea of "grassroots" tends to be associated with the lowest level of all and therefore to have somewhat unsophisticated, earthy connotations. That this does not follow is demonstrated by the case studied in this article, where Robinson shows how a perceived threat to a neighbourhood school may stimulate a highly sober and sophisticated reaction by middle-class people, who command a wide variety of expertise. Does it seem reasonable to expect that this kind of group experience, once begun, is unlikely to end at that - with a return to an attitude of laisser-faire towards school-board decisions whether routine or strategic? Like the Coleman article, but also in contrast to it, this case exhibits the uniquely complicating factor in Canada of French immersion, as an issue fraught with its own kinds of public tension.

RÉSUMÉ

Dans une société où les niveaux de revenu et d'instruction varient considérablement, on a tendance à associer l'idée de "base" au plus bas niveau de tous et à lui attribuer une connotation simple et quelque peu terre-à-terre. L'ineptie de cela est amplement prouvée par le cas étudié dans le présent article, où Robinson démontre comment la menace qui pese sur une école de quartier provoque une réaction éminemment sobre et complex chez les gens des classes moyennes qui possèdent tout un éventail de connaissances. Il est raisonnable de penser que ce genre d'expérience collective, une fois entamée, ne s'arrête pas la et que ses protagonistes ne redeviennent plus passifs devant les décisions de la commission scolaire, qu'elles soient de nature routinière ou stratégique. A l'instar de l'article de Coleman, mais également par contraste avec lui, ce cas illustre le facteur propre au Canada des programmes d'immersion en français, question chargée de ses propres tensions d'ordre public.

Full Text:

PDF