THE STATE AND THE CURRICULUM: QUESTIONS AND OPTIONS FOR QUÉBEC / L’ÉTAT ET LE CURRICULUM. QUESTIONS ET OPTIONS POUR LE QUÉBEC

Norman Henchey

Abstract


What is the role of educators, scholars, cultural and business leaders, parents, and the learners in curriculum development? Who “owns᾿ the curriculum of elementary and secondary schools in Québec? And what is the proper role of the government? Curriculum is more than a set of documents, approved textbooks, or official examinations. It is the script for a dialogue between a society and its young people, a narrative about what we think is important. Over the last half century, there have been four major models of curriculum organization in Québec: (1) prior to the 1960s, divided and centralized Catholic and Protestant structures, with authority largely outside the government; (2) the reforms of the 1960s, with direct centralized government control over policy but decentralized procedures; (3) a tightening up of control over both policy and procedures in the late 1970s, part of a general back-to-basics movement; (4) the current reforms beginning in the late 1990s, with government-directed approaches to organization, competencies and evaluation. These different reforms have exhibited a number of relatively stable characteristics: periodic rather than continuing reform, dominant role of the MEQ (now Ministry of Education, Leisure and Sport [MELS]), initial consultation on broad questions and an unclear relationship with subsequent policy decisions, extensive documentation, managerial and technical approach to curriculum, limited academic and professional influence on final decisions, stress on a single coherent system for all schools, and little emphasis on research, curriculum practices elsewhere and information technologies. At the present time, curriculum planners in Québec are facing a number of dilemmas, especially quality of standards and equality of access, centralization and adaptability, and different views about the relative roles of the public, the government and the teaching profession. For the future of Québec curriculum, a number of scenarios are worth considering: continuing the dominant role of the MELS putting all curriculum on-line, outsourcing curriculum development, forming partnerships with various education bodies, giving more authority to the education profession, accrediting schools, and creating a separate curriculum council to coordinate research and development.

L’ÉTAT ET LE CURRICULUM. QUESTIONS ET OPTIONS POUR LE QUÉBEC
Quel est le rôle des enseignants, des universitaires, des acteurs du
domaine culturel et du monde des affaires et des apprenants dans la conception du curriculum ? Qui est le « détenteur du titre de propriété » pour le curriculum au niveau primaire et secondaire au Québec ? Quel est le juste rôle du gouvernement ? Le curriculum est bien plus qu’un ensemble de documents, de manuels scolaires approuvés et d’examens de fin d’année. Il s’agit d’un scénario pour la création d’un dialogue entre la société et la jeunesse, un récit à propos de ce que nous considérons important. Depuis la dernière moitié du siècle dernier, il y a eu quatre principaux modèles d’organisation du curriculum au Québec : 1- celui d’avant 1960 divisés en secteur catholique et protestant avec des structures centralisées; 2-les réformes des années 1960 avec un contrôle gouvernemental centralisé quant aux politiques mais avec des procédures décentralisées; 3- une prise en charge plus serrée sur les politiques et les procédures durant les années 1970 qui s’inscrivait dans un mouvement du retour à l’essentiel; 4-les réformes actuelles qui ont débutées à la fin des années 1990 avec des approches gouvernementales dirigistes à l’endroit de l’organisation, des compétences et de l’évaluation. Ces différentes réformes ont démontré plusieurs caractéristiques récurrentes : les réformes sont ponctuelles
plutôt que continuelles, le rôle central du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS); des consultations initiales à propos de questions très vastes et des liens plus ou moins clairs avec les grandes orientations décisionnelles; une documentation abondante; une approche gestionnaire et technique du curriculum; une influence limitée de la part des universitaires et des professionnels quant aux décisions finales; un accent important sur un seul système cohérent pour toutes les écoles et finalement peu d’importance accordée à la recherche, aux pratiques curriculaires hors-Québec et aux technologies de l’information. À l’heure actuelle, les concepteurs de curriculum au Québec font face à plusieurs dilemmes, plus particulièrement en ce qui concerne la qualité des standards et un accès équitable; la centralisation et l’adaptabilité et finalement différentes visions quant aux rôles du public, du gouvernement et de la profession enseignante. Pour l’avenir du curriculum au Québec, certains scénarios valent la peine d’être considérés : Poursuivre le rôle dominant du MELS; mettre tous les curriculums en ligne, ouvrir à la compétition le développement curriculaire; établir des partenariats avec plusieurs entités éducatives; donner plus d’autorité à la profession enseignante; accréditer les écoles et créer un conseil curriculaire autonome qui coordonne la recherche et le développement.

Keywords


role of educators;curriculum development; curiculum;role of government;models of curriculum organization;

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