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APPORT D’UNE APPROCHE ETHNOGRAPHIQUE DANS L’ÉTUDE DE LA RÉUSSITE SCOLAIRE EN MILIEU SOCIOÉCONOMIQUE DÉFAVORISÉ : LE CAS D’ÉLÉVES HAITIENS PERFORMANTS AU SECONDAIRE


En Haïti, les taux de réussite scolaire calculés à partir de la réussite des examens officiels organisés par l’État restent peu élevés, notamment au secondaire (Gouvernement de la République d’Haïti, 2012). Le baccalauréat, obtenu à la fin du secondaire, est un indicateur important du rendement du système éducatif haïtien. En 2017, le taux de réussite national à la session ordinaire du baccalauréat était de 29,64 % (Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, 2017), ce qui demeure nettement insuffisant, en dépit de certains progrès réalisés depuis quelques années. Les principales raisons évoquées pour expliquer cet état de fait sont la faible part du budget de l’État haïtien affectée à l’éducation, le niveau de qualification insuffisant des enseignants, l’absence d’aménagement linguistique relatif à la place du français et du créole dans la scolarisation ainsi que la situation de grande pauvreté dans laquelle vivent la majorité des familles. Malgré ce contexte peu favorable aux études, une minorité d’élèves haïtiens issus de milieu socioéconomique défavorisé réussissent à l’école avec des notes élevées. Or, les savoirs disponibles sur les facteurs favorables à leur réussite scolaire sont peu connus et rares sont les travaux qui s’intéressent de près à leurs activités et expériences quotidiennes en rapport avec l’école.

Entre octobre 2010 et juillet 2011, j’ai effectué une enquête en Haïti dans le cadre d’une étude sur la réussite scolaire (Botondo, 2016). Ancien directeur d’une école secondaire en Haïti, j’avais noté qu’environ 10 % d’élèves de 3e secondaire (cinquième secondaire au Québec) obtenaient une moyenne de 7/10 ou plus, note supérieure aux moyennes des examens officiels. Ces constant ainsi que mon expérience professionnelle en Haïti ont nourri mon intérêt pour la réussite scolaire des élèves haïtiens de milieu défavorisé.

Durant l’enquête, je me suis immergé dans une école secondaire privée du Nord-Ouest d’Haïti pour suivre douze bons élèves haïtiens. Avec cette présence in situ, j’ai vécu de l’intérieur (Pires, 1997) comment ces élèves défavorisés construisaient leur réussite scolaire. Mes objectifs spécifiques consistaient à décrire les actions des élèves en classe et hors de la classe ainsi qu’à dégager les actions susceptibles de favoriser la réussite scolaire. Cet article relate les grandes lignes de la méthodologie de recherche, l’ethnographie, et tente de montrer son apport dans les résultats d’une étude de la réussite scolaire en milieu défavorisé.

UNE APPROCHE INDUCTIVE ET COMPRÉHENSIVE

La réussite scolaire, objet de préoccupation pour les pouvoirs publics, le personnel éducatif et la communauté, est une notion abondamment étudiée. Les écrits considèrent la réussite scolaire comme un concept polysémique et s’intéressent à ses facteurs individuels, familiaux, scolaires et sociaux (Baby, 2002; Bautier, 2005; Chenard et Fortin, 2005). Ce concept complexe est défini et étudié sous deux principaux angles. D’une part, la réussite éducative qui englobe les trois missions de l’école, c’est-à-dire la diplomation, la socialisation et la qualification. D’autre part, et c’est mon choix, la réussite à l’école qui met l’accent sur les apprentissages, les notes ou l’obtention du diplôme (Lapointe et Sirois, 2011).

Lors de ma recherche, j’ai privilégié une approche théorique et méthodologique davantage compréhensive, faisant appel à une immersion dans la réalité du terrain, pour étudier la réussite scolaire en milieu défavorisé. J’estimais qu’une approche visant la totalité des activités des élèves haïtiens serait fructueuse considérant leur profil et le contexte étudié. Je m’appuyais sur une étude que j’avais menée en France auprès de neuf enseignants de deux collèges privés catholiques (Botondo, 2005). La valorisation de la parole de ces enseignants avait contribué à mieux saisir le sens de leurs pratiques professionnelles. Malgré les nombreuses publications sur la réussite scolaire, peu s’intéressent à la voix des élèves notamment celle des élèves de milieu défavorisé en Haïti, d’où mon choix d’une étude exploratoire. Pourtant, qui mieux que l’élève considéré comme acteur peut permettre au chercheur d’accéder à sa réussite, à ses codes et au sens de ses actions (Coulon, 2014)? Cette vision rejoint la perspective de l’ethnométhodologie, courant sociologique inscrit dans une approche qualitative / compréhensive qui s’appuie sur les outils méthodologiques de l’ethnographie (Ga (Botondo, 2005) rfinkel, 2007).

APPROCHE ETHNOGRAPHIQUE POUR L’ÉTUDE DE LA RÉUSSITE SCOLAIRE : UN REGARD DE L’INTÉRIEUR

Les recherches sur la réussite scolaire s’appuient sur des approches qualitatives, quantitatives et mixtes. Les modes de collecte des données sont variés. En référence à la perspective ethnométhodologique qui valorise les actions et les discours des acteurs dans une situation sociale, j’ai considéré toutes les activités des élèves. Je me suis intéressé à ce qu’ils disent et font à l’école ou dans des activités parascolaires, par exemple en classe, en conseil d’école ou en groupe de travail autogéré. Je posais des questions sur leur vie scolaire en écoutant attentivement les commentaires accompagnant leurs actions. J’ai suivi la recommandation d’Eisenhart (2008) : « normalement, on attend de l’ethnographe qu’il soit présent dans la situation pendant que se produisent des comportements intéressants, et qu’il soit en mesure de poser des questions aux participants pendant qu’ils vaquent à leurs activités » (p. 300).

Déroulement de l’enquête

Désireux de comprendre en contexte la réussite scolaire, j’ai consacré dix mois à la collecte des données. Les actions et les discours des participants étaient souvent transcrits à chaud et textuellement dans mon journal de terrain : nom et statut des interlocuteurs, lieu et durée des rencontres, description des comportements et des paroles.

La prise de contact avec le site de l’enquête en Haïti date d’octobre 2009. J’avais rencontré le directeur de l’école pour obtenir son accord en vue de mon étude. Je connaissais sa bonne réputation au plan organisationnel et académique. J’ai maintenu les contacts jusqu’au début effectif de mon enquête.

Le directeur m’a reçu avec son adjoint également responsable de la vie étudiante à qui il m’a référé comme interlocuteur privilégié, soulignant sa longue expérience en enseignement et ses 25 ans d’ancienneté dans l’établissement. Ancien élève de l’école et employé le plus expérimenté, le directeur adjoint est très informé, respecté et écouté de tous. Je l’ai donc considéré comme un allié incontournable et un informateur clé. Il me connaissait déjà de réputation, ce qui a facilité nos relations. Mon immersion dans l’école a été une des clés du succès de l’enquête et des résultats de ma recherche considérant les informations recueillies. J’ai consacré les six premières semaines à créer des liens avec la direction, le personnel enseignant et les élèves. Ceci m’a permis d’apprivoiser l’environnement et ses routines, de me rendre familier et de faire accepter ma présence auprès de tous.

Le bureau du directeur adjoint constitue la plaque tournante de l’école. C’est l’endroit où se diffusent les informations de l’école et se mettent en œuvre les décisions prises. Ce bureau était mon lieu de référence à mon arrivée et à mon départ de l’école. Étant à la quête des codes qui structurent la réussite scolaire des participants, j’ai fréquenté assidûment ce lieu. Je questionnais aussi les trois assistants du directeur adjoint pour vérifier certaines données ou en recueillir d’autres. Grâce à son charisme, le directeur adjoint m’a permis d’établir des contacts dans l’école et dans la ville. Il m’a introduit auprès du personnel enseignant et des élèves et a autorisé mes entrées dans les lieux d’activités scolaires et parascolaires. Il m’a également donné accès aux bulletins des élèves et aux procès-verbaux des résultats des examens officiels. La sélection des participants en a été nourrie.

Sélection des participants

Pour choisir mes participants, j’ai discuté avec le directeur adjoint et avec le personnel enseignant. J’ai aussi circulé dans l’école pour observer le quotidien des élèves. Souvent, je me suis intéressé aux évènements anodins pour avoir une vue globale du contexte et recueillir des données pertinentes sur la vie scolaire et sociale des participants.

Ce faisant, j’ai consigné dans mon journal de terrain des informations sur leurs performances scolaires et leur environnement. J’ai cherché à mieux connaître la réalité des élèves au plan de leurs attitudes en classe, de leurs interactions avec les enseignants et avec les pairs, de leur participation dans les activités parascolaires. Pour des raisons éthiques, seul le directeur adjoint mandaté par la direction a été sollicité concernant la situation socioéconomique des participants. Ma présence prolongée sur le terrain m’a permis de valider mes choix lors des diverses rencontres avec eux.

J’ai sélectionné 12 participants, cinq filles et sept garçons, de 15 à 17 ans, répartis sur les quatre classes de 3e secondaire. La sélection s’est faite en plusieurs étapes selon deux critères. Premièrement, la moyenne annuelle d’accès en 3e secondaire, classe de fin du premier cycle du secondaire et transition au deuxième cycle. Deuxièmement, la profession du père ou de la mère biologique en lien avec la défavorisation. Plus de la moitié des parents des participants étaient de « petits commerçants » et « petits agriculteurs ». Le dépouillement des moyennes d’accès en 3e secondaire a permis de présélectionner 54 élèves. En plus de résultats constants au secondaire, ces élèves obtiennent les moyennes les plus élevées parmi les 204 élèves inscrits en 3e secondaire. En croisant ces informations, le nombre est passé de 54 à 16 élèves réunissant les deux critères. Avec l’appui de la direction, j’ai invité à l’école les 16 parents des élèves présélectionnés. Les 12 élèves finalement retenus comme participants sont ceux dont les parents se sont présentés et ont accepté de signer le formulaire de consentement éthique.

Ma démarche méthodologique s’appuie sur les modes de collecte des données empruntés à l’ethnographie soit les observations directes, les journaux individuels, les entretiens semi-dirigés et le journal de terrain.

Observations directes

J’ai réalisé environ 190 observations, transcrites dans mon journal : 75 heures d’observation en classe et 200 heures hors de la classe. Commencées six semaines après le début de mon enquête, elles se sont terminées une semaine avant mon départ d’Haïti.

Les 90 observations dans les quatre classes de 3e ont commencé après la sélection des participants. Elles ont eu lieu pendant les périodes d’enseignement, dans toutes les matières. J’ai toujours sollicité et obtenu l’accord des enseignants avant d’entrer en classe. D’ailleurs, tous les enseignants ont aussi agi comme informateurs. J’ai gagné leur confiance en mentionnant mon intérêt pour les élèves et non pour juger leur travail. Les activités observées chez les participants concernent leur prise de notes, leurs attitudes, leurs interactions avec l’enseignant ou avec les pairs, la possession du matériel scolaire et leurs discours.

Les observations hors de la classe sont concomitantes aux observations en classe. J’en ai réalisé environ 100 sur la cour ou dans un local de l’école, et au quartier. Diverses activités ont été ciblées dont les groupes de travail, les concours organisés par l’école, les conseils de classe. J’ai effectué 30 observations d’une à quatre heures dans une dizaine de groupes de travail autogérés. Il s’agit d’un contexte d’apprentissage courant en Haïti et une des stratégies de réussite à l’école des participants qui exploitent à fond ce temps de partage des savoirs et des ressources. Ces groupes de travail confortent ma conviction que le « hors » école constitue un lieu d’apprentissage significatif. Ces observations m’ont instruit autant sur les activités des participants que sur les soutiens qu’ils reçoivent.

Au début, je demandais aux participants les moments de leurs rencontres. Progressivement, eux-mêmes m’y invitaient. J’étais un observateur non participant sauf à deux reprises où j’ai répondu à une demande d’aide. Les observations hors classe ont particulièrement enrichi ma compréhension de la réussite scolaire car les participants ont livré des informations sur leurs familles, leurs appuis au plan scolaire et économique, leurs relations avec les enseignants et les pairs, leurs représentations de l’école et leur projet d’avenir.

Journaux individuels

C’est un cahier rempli tous les soirs, pendant environ 20 minutes, par chaque participant. Il documente ses actions, le temps qui y est consacré et les personnes impliquées. Des consignes écrites de rédaction ont été présentées aux participants en guise d’aide pour qu’ils ne s’éloignent pas des objectifs visés. Cet outil d’environ 60 pages manuscrites de texte, tenu pendant 10 mois, m’apparaît pertinent dans le contexte étudié car les participants manifestent une fierté de raconter leurs activités ainsi qu’un rapport favorable au savoir et à l’écrit. Ils y ont communiqué des informations inédites sur leur vie scolaire et personnelle, par exemple, la fête organisée par l’établissement pour valoriser les bons élèves ou des sanctions administrées par des enseignants pour un devoir non fait faute de livre.

Entretiens semi-dirigés

J’ai réalisé 11 entretiens semi-dirigés, entre février et avril 2011. Suite au décès de sa mère, un participant n’a pas fait l’entretien. Chaque participant a donné son accord et sa disponibilité pour l’entretien et son enregistrement sur magnétophone. Une collation a été servie à chacun. Les entretiens ont duré de 29 à 41 minutes. Ils comportent des questions communes à tous (Qu’est-ce qu’un bon élève? Que signifie étudier?) et des questions plus spécifiques sur les actions et les discours enregistrés lors des observations et des différentes rencontres. À ma demande, les entretiens se sont déroulés en français et non en créole, leur langue maternelle.

La familiarisation avec les participants a été un aspect important de ma démarche. La qualité des informations recueillies tient aussi au fait qu’après un mois de présence sur le terrain les participants ont commencé à se comporter naturellement et n’ont plus beaucoup fait attention à moi. Tous me parlaient spontanément pendant les observations. Savoir que j’avais travaillé dans leur région a contribué au lien de confiance avec eux. Par ailleurs, le fait de partager la même couleur de peau qu’eux sans être du même pays a peut-être facilité mon immersion.

Journal de terrain

Concernant l’étude de la réussite scolaire, l’ethnographie permet de recueillir une variété de données. Le journal de terrain est un outil précieux car l’écriture occupe une grande importance dans toutes les étapes de l’étude. J’y ai transcrit les observations, les rencontres et les discours ainsi que les réflexions et les concepts en émergence. Côtoyant des élèves vulnérables, j’ai veillé particulièrement au respect des règles éthiques. Les parents des participants ont signé un protocole d’accord; j’ai insisté sur la confidentialité et la possibilité pour chaque participant de se retirer à tout moment.

DES ÉLÈVES RÉFLEXIFS, TRAVAILLEURS ET RESPONSABLES

L’approche ethnographique a contribué à donner la parole aux bons élèves et à comprendre leur réussite scolaire à partir de leurs points de vue. J’ai prêté attention à leurs actions et à leurs discours. La triangulation a permis de croiser les données recueillies pour générer des résultats selon les objectifs de la recherche. L’analyse inductive générale des données a mis en évidence, à partir d’une catégorisation, plusieurs facteurs de la réussite scolaire qui interviennent dans le contexte éducatif particulier de la recherche. Certains de ces facteurs sont reliés à l’environnement de l’élève (familial, scolaire et associatif) et à l’importance des liens sociaux. D’autres facteurs sont personnels à l’élève comme sa capacité à apprendre et à dépasser l’adversité, son sens des responsabilités et son autoformation. Tous ces facteurs représentent les attitudes et les processus cognitifs mobilisés par les bons élèves ainsi que les ressources de l’environnement qu’ils exploitent.

Ma méthodologie de recherche a valorisé l’expérience scolaire des élèves. Son apport réside dans l’attention à toutes leurs activités scolaires et plus largement cognitives. En ce sens, la réussite scolaire est étudiée en contexte. L’approche ethnographique, qui permet une analyse détaillée de l’expérience scolaire, a dévoilé l’élève comme un acteur majeur du système scolaire et le premier responsable de sa réussite scolaire avec le soutien notamment de sa famille et de ses pairs. Ce faisant, l’ethnographie a permis de comprendre que les participants construisent leur réussite scolaire seuls et avec les autres.

CONCLUSION

La réussite scolaire représente un enjeu important au plan du bien-être global dans un pays notamment pour les individus défavorisés. Pour l’étudier, j’ai mené une étude empirique en Haïti. L’ethnographie a permis une présence prolongée sur le terrain, nécessaire par le fait que la réussite scolaire est multidimensionnelle et conditionnée par le milieu. Grâce aux modes de collecte des données, les connaissances ont été produites à partir d’informations riches et variées. Ainsi, j’ai pu rapporter rigoureusement la voix des participants concernant leur réussite scolaire. En les côtoyant quotidiennement, le chercheur accède aux informations favorisant une compréhension globale de leur réussite scolaire au-delà des facteurs de réussite habituellement documentés dans les écrits. De plus, l’immersion permet de contextualiser les savoirs et de les présenter avec des nuances en respectant la sensibilité des participants. Mes 10 mois sur le terrain ont contribué à une prise de distance avec les impressions du temps court ainsi qu’avec ma subjectivité de chercheur. La durée aiguise le regard du chercheur car les masques des participants finissent par tomber.

Les modes de collecte des données utilisés sont adaptés au contexte particulier de l’étude. Par exemple, les journaux individuels des participants ont contribué à recueillir des informations inédites quant à leur organisation personnelle, au travail en groupe autogéré avec les pairs, à leurs stratégies pour étudier les leçons, gérer la surcharge de travail ou préparer les examens. Sur un autre plan, je relève la proximité et le climat de confiance qui a existé entre le chercheur et les participants ou le temps consacré par ces derniers pour remplir quotidiennement leur journal individuel. Cet outil m’a aidé à gérer certains événements imprévus survenus dans le pays pendant l’enquête, lesquels ont causé l’annulation de quelques semaines de classe. Par ailleurs, les données recueillies témoignent des bénéfices de l’étude pour les élèves, par exemple, la fierté, qui contribue à l’estime et à la confiance en soi, d’avoir été sélectionné comme participants : « Je suis fier car je suis l’un des meilleurs élèves de ton choix… Je suis parmi les élèves les plus capables ». Ainsi, même si l’approche ethnographique est exigeante dans le temps à investir sur le terrain, elle s’avère fructueuse pour étudier la réussite scolaire en milieu défavorisé. En plus des facteurs de la réussite identifiés, l’étude montre que les élèves haïtiens qui réussissent travaillent fort, que la solidarité entre ces élèves est importante ainsi que la présence d’un réseau social auprès d’eux. Dès lors, des implications pratiques pouvant être dégagées d’une approche ethnographique gagnent en pertinence. De plus, cette recherche a pu être menée en respectant des standards éthiques et méthodologiques élevés, gages de résultats rigoureux. Ainsi, ces réflexions sur le processus détaillé de recherche pourraient inspirer les chercheurs et chercheuses engagés sur un terrain peu exploré ou encore méconnu, ensuite ceux en quête de pistes inédites pour étudier un sujet préoccupant comme la réussite scolaire, enfin ceux intéressés par une approche ethnographique en sciences sociales, particulièrement en éducation.

RÉFÉRENCES

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Chenard, P. et Fortin, C. (2005). La réussite scolaire : évolution d’un concept. Québec, QC : Consortium d’animation sur la persévérance et la réussite en enseignement supérieur. Répéré à http://www.capres.ca/wp-content/uploads/2014/11/2005-12-01-La-r%C3%A9ussite-scolaire.pdf

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Gouvernement de la République d’Haïti. (2012). Vers la refondation du système éducatif haïtien. Plan opérationnel 2010-2015. Des recommandations du Groupe de Travail sur l’Éducation et la Formation. Port-au-Prince, Haïti : Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle. Repéré à http://planipolis.iiep.unesco.org/sites/planipolis/files/ressources/haiti_plan_operationnel_2010-2015.pdf

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